Eglise Sainte-Marguerite de Thines

Thines n’apparaît dans l’histoire qu’au XIIe siècle, lorsque les Frères du Temple s’y établirent.
En 1181, le duc Godefroid confirma à ceux-ci leurs possessions et s’engagea à les protéger.
Le nouvel établissement prit le nom de Vaillampont et s’accrut bientôt à tel point que presque toute la localité en devint une dépendance.

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Avec Sainte Marguerite, nous repartons, comme les Templiers et autres croisés, vers l’Orient, et plus précisément à Antioche, ville de l’actuelle Turquie. Les premiers chrétiens, dont Saint Pierre, y séjournèrent. La ville fut conquise par les croisés le 2 juin 1098. Les
chroniqueurs chrétiens racontent la famine et le cannibalisme des croisés pendant le siège de huit mois, puis les massacres et les viols après la prise de la ville par traîtrise.

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La représentation la plus classique de Sainte Marguerite la montre écrasant du pied un dragon. Il en existe – ou existait – une sculpture en chêne, datant de 1480-1500 à la Collégiale . J’ai cherché Sainte Marguerite à la Collégiale à la fin du mois de novembre 2024, mais sans succès. Aurais-je mal regardé ?
Tête nue, mains jointes, la sainte se tient debout et foule aux pieds le dragon dressant la queue et mordant un pan de son vêtement.
La chevelure de la sainte tombe en larges ondulations dans le dos. Le front haut, dégagé et bombé, les yeux mi-clos sont caractéristiques des ateliers du Brabant, lesquels transposaient, avec une certaine lourdeur, les modèles créés dans les grands centres artistiques.

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« Monter à Thines, ça se mérite… La route étroite et sinueuse suit les méandres de la Thines, une petite rivière sauvage. Mais là-haut, quel spectacle ! Dans ce hameau de Malarce-sur-la Thines, l’église Notre-Dame-de-Thines du XIIe siècle, joyau de l’art roman, est accessible via un monumental escalier. Une fois en haut, retournez-vous et… admirez le panorama plongeant sur toute la vallée. (…) L’église Notre-Dame-de-Thines a été classée monument historique en 1848 par l’écrivain, historien et archéologue Prosper Mérimée. C’est peu dire qu’il a apprécié son voyage à Thines et cette église hors du commun. Il écrivait ainsi dans un rapport en 1850 : «Notre-Dame-de-Thines occupe une place importante dans la riche floraison des églises romanes du midi méditerranéen. L’église de Thines, malgré ses proportions restreintes, est des plus remarquables. Elle offre en outre le mélange très curieux de l’architecture de l’Auvergne avec celle de la Provence. C’est un de ces types rares, si intéressants pour l’histoire de l’architecture dans notre pays, qu’il importe de conserver avec soin. »

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