Balade Trico : série de données à propos de l’ancienne abbaye de Nivelles

C’est devenu une habitude, fort appréciée au demeurant, que d’aller puiser toute une série de

C’est devenu une habitude, fort appréciée au demeurant, que d’aller puiser toute une série de données à propos de l’ancienne abbaye de Nivelles dans la chronique manuscrite du dénommé TRICO.

Rappelons qu’il s’agit là d’un manuscrit en trois tomes appartenant à la SANiv et déposé au Musée communal. Précisons une fois encore que l’encodage a été réalisé en son temps par Gérard BETTE selon l’orthographe de l’auteur, ou peu s’en faut, c’est-à-dire celle ayant cours en toute fin du XVIIIe siècle.

  • Remarque sur les terres incultes,
  • Donation à l’abbaye d’ Afflighem,
  • De la barbe,
  • De l’aumusse et du bonnet des chanoines,
  • Chanoinesses chevalières,
  • Ade (19ème abbesse),
  • Des jeunes filles qu’on instruisait dans le monastère

Remarque sur les terres incultes.

On sera étonné qu’après que nos contrées ont été habitées pendant tant de siècles, il y eut encore tant de terrains incultes et infructueux, mais il faut faire attention que ce pays-ci anciennement rempli de grandes forêts et coupé de marais, loin d’avoir été cultivé par les romains qui s’en étaient rendus les maîtres sous Jules César, en était devenu plus désert, Parce que la guerre longue et sanglante que les naturels du pays avaient soutenue pour conserver leur liberté, les avait presque tous fait périr. Différents peuples barbares qui descendirent de la Germanie le ravagèrent dans leurs courses, et le détruisirent de plus en plus. Enfin, les Francs y étant entrés, n’y trouvèrent pour ainsi dire que des déserts. Ce peuple conserva pendant quelques temps les mœurs de sa nation, et ayant laissé les villes et les bourgades aux romains et aux gaulois qu’ils y avaient trouvés, ils tinrent pour eux la campagne. Ce peuple qui était pasteur et chasseur, ne cultivait point les terres, les plaines désertes et les grandes forêts qu’ils trouvaient dans les gaules étaient fort propres à pâturer leurs troupeaux et à leur procurer l’exercice de la chasse. Cependant le christianisme s’étendit sur les conquêtes des Francs : les monastères se formèrent et firent des acquisitions extra ordinaires dans les Gaules : les terres étant très peu cultivées, ils acquirent beaucoup de friches dont les possesseurs ne se souciaient guère, mais le commerce avec les étrangers ayant corrompu insensiblement les mœurs des Francs, le luxe s’y introduisit : leur inclination uniquement martiale s’affaiblit : le lait et la chair de leurs troupeaux ne les contentèrent plus, et ils cherchèrent dans la culture de la terre un genre de subsistance plus propre à des hommes qui veulent vivre en société. Les moines ne furent pas les derniers à défricher celles qu’ils possédaient, et à se procurer les commodités de la vie et les richesses, et s’ils en défrichèrent plus que les autres, c’est qu’ils en possédaient davantage. D

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