Ceux qui sont loin : « A Nivelles blessée… »

Nous n’avons encore rien dit de ceux des nôtres qui, capturés à la fin de

Nous n’avons encore rien dit de ceux des nôtres qui, capturés à la fin de la campagne des 18 jours, essaient de tuer le temps dans les camps de prisonniers en Allemagne. Le lieutenant Dedoyard, futur président des prisonniers de guerre nivellois, et le commandant Benoît, futur bourgmestre de Nivelles, cultivent des légumes dans un oflag bavarois. Et Franz Dewandelaer, lui aussi en Bavière, écrit quantité de chansons pour ses compagnons de stalag il adresse aussi nombre de messages poétiques à sa famille et à sa ville. Précisément, l’année 41 sera celle où Franz, déjà malade, est libéré. Décembre 41 et janvier 42 verront notre poète consacrer des stances à ’Nivelles blessée”, une suite de gravures dues à cet autre artiste nivellois qu’est Jules G. Lempereur. Le cahier du dessinateur est tiré à 120 exemplaires, dont 20 sur papier artistique et 100 sur papier hollandais; il est dédié à Charles Gheude.

On trouvera ici un extrait de cette œuvre commune.

À Nivelles blessée…

Voici que dans le ciel se campe, toute nue
– mais plus belle, depuis que la sculpte l’espoir-
la Tour qui poignardait la nuit de velours noir
quand les amants rêvaient d’amoureuses goulues …

Ô ma cité, voici que sont mortes tes rues,
tes maisons où les temps heureux venaient s’asseoir,
et le vieux carillon qui pleuvait, dans le soir,
avant d’éclabousser de ses grains d’or les nues …

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