Enigme… A la cloche de bois.

Les nombreuses photos que l’on a gardées de l’église des Saints Jean et Nicolas après la tourmente de mai 1940 montrent son intérieur complètement ravagé : débris de colonnades, de statues et de boiseries
jonchent le sol.
Une révélation des frères Paul et Jacques Dussart n’a pas été sans éveiller notre curiosité :
« Lors de la destruction du 14 mai 1940, les trois cloches sont tombées près de l’entrée de l’église, côté ouest. Leur niveau était celui des maisons qui ont subsisté dans la rue des Pêcheurs. Les cloches sont
demeurées là et dans un premier temps, personne ne s’en est occupé”.

Mais en mars 1943, une ordonnance allemande prononce la réquisition des cloches des églises. Dame, la Werhmacht a besoin de métaux non ferreux !
Fureur de l’abbé Gossart, vicaire de la défunte paroisse et membre de la Résistance.
Le prêtre appelle trois jeunes paroissiens de toute confiance : les frères Dussart et René Paternostre.
« A quatre et avec un maximum de discrétion, nous avons poussé les cloches vers une ouverture béante au-dessus des sous-sols de l’église. Elles sont tombées. Nous les avons alors recouvertes de décombres. À notre avis, elles n’ont jamais été enlevées. C’est à cet endroit-ci qu’elles doivent se trouver” (voir notre quatrième document, ci-contre).

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