Hugo à Mont-Saint-Jean

Si en 1861, du 7 mai au 15 juillet, hormis quelques retours à Bruxelles, Victor

Si en 1861, du 7 mai au 15 juillet, hormis quelques retours à Bruxelles, Victor Hugo, afin de travailler tranquille à la mise en œuvre du dernier chapitre des Misérables , séjourna incognito à Mont-Saint-Jean, s’imprégnant sans relâche du théâtre historique ; tout met en évidence qu’il y fit mentir l’image du « poète enfermé dans sa tour d’ivoire » qu’on aurait pu imaginer tel, ce qui n’était pas tout à fait le cas, dans sa thébaïde de Guernesey qu’il avait quittée le 25 mars.

Il était logé fort simplement à l’Hôtel des Colonnes, auberge rustique mais de bonne renommée, dont il n’aurait pu dire, comme un jour à Bray-sur-Seine, qu’on y entendait chanter les commis voyageurs . Propriété d’une famille toujours bien présente aujourd’hui dans la tradition aubergiste locale, les Brassinne, l’établissement était alors exploité par Jean-Baptiste et Adèle Dehaze, frère et sœur, et l’épouse Dehaze, Marie-Rose Brassinne – très bien tenu et à des prix modérés. Dîner 2 francs, souper 2 francs, chambre et déjeuner 2 francs. Bonne bière – jugeait sans circonlocutions le Baedeker… Michelin de l’époque ! .

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