Le Bon Dernier, pièce de Pierre Guyaut-Genon.

Cette première pièce d’un auteur belge contemporain nous fait partager l’intimité d’un inénarrable curé de campagne, aujourd’hui, aux confins de notre petit royaume.
Il ne s’agit pas pour autant d’une pièce régionaliste ou photographique : c’est une véritable parabole. Ce “Bon Dernier » est l’ultime représentant d’une espèce en voie de disparition il ne sera plus remplacé et c’est donc une fonction sociale importante dans la vie d’un village qui va également disparaître.
Il n’a pas vraiment les pieds sur terre, ce brave curé. Peut-être n’est-il d’ailleurs pas si bon que cela. Mais qu’importe ? Il a le coeur grand comme son église et les portes en sont toujours ouvertes.

Après avoir joué le rôle du Cardinal dans « Célimène et le Cardinal », Léonil Mc Cormic prête ici ses traits et son talent à ce merveilleux curé de campagne, un personnage à ce point drôle et pathétique, humain et poétique qu’il réconciliera bien des gens avec sa fonction. Et le “spectateur-paroissien-d’un-soir » se rendra compte qu’avec lui, c’est un amour, une tendresse, une humanité qui disparaît …

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