Poésie : Nivelles blessée (extraits) et Champ de bataille

Nivelles blessée (extraits) O ma cité, voici que sont mortes tes rues, Tes maisons où

Nivelles blessée (extraits)

O ma cité, voici que sont mortes tes rues,
Tes maisons où les temps heureux venaient s’asseoir,
Et le vieux carillon qui pleuvait, dans le soir
Avant d’éclabousser de ses grains d’or les nues.

Voici que dans le ciel se campe, toute nue
Mais plus belle, depuis que la sculpte l’espoir
La Tour qui poignardait la nuit de velour noir
Quand les amants rêvaient d’amoureuses goulues…

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CHAMP DE BATAILLE

Je rêve.. C’est ici que moururent les braves…
On me l’a dit jadis. À présent les blés graves
Roulent leurs vagues lentes aux mouvants reflets d’or
Jusqu’au ruisseau bruyant, qui, jamais ne s’endort,
Et draine son filet d’argent dont l’éclair bouge
Entre les champs piqués de coquelicots rouges
Tout chante… le vent tiède aiguise les roseaux
Et dans le ciel d’été des myriades d’oiseaux
Passent sur le soleil, ainsi que des nuées…
A l’horizon, un train pressé rit sa huée…

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