Tribulations financières

Témoignage de Mademoiselle VANDENDRIES, en 1980 Mon père était receveur communal en 1940. Il n’a

Témoignage de Mademoiselle VANDENDRIES, en 1980

Mon père était receveur communal en 1940. Il n’a pas quitté Nivelles. Une fois les avions allemands partis, alors que les ruines fumaient encore, il a pénétré dans les décombres de l’hôtel de ville. Le coffre-fort communal avait résisté à l’incendie.
L’officier français qui commandait la place de Nivelles lui à signifié qu’il prenait l’encaisse communale.
Mon père a refusé. L’officier l’a menacé d’arrestation pour refus d’ordre. Il a ajouté, pour le convaincre, que nos sous devaient aller chez nos alliés plutôt que chez nos ennemis.
Mon père a alors appelé le bourgmestre de toute urgence. Il a aussi consulté l’avocat Cyriaque Bayot. Celui-ci lui a conseillé d’obéir, car en temps de guerre, l’autorité militaire prévaut.

Notre commentaire : les documents probants ont été retrouvés en 1980 dans les greniers de l’hôtel deville. Le reçu a été rédigé sur un quelconque bout de papier. Le compte-rendu dactylographié du receveur communal donne les détails.
Notons le pléonasme répété (et sans doute voulu) de l’évaluation : «par postes divers, grosso modo, comme çà sic), à vue de nez, sans aucune exactitude ».

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