» Champ de Bataille. »

Je rêve… C’est ici que moururent les braves..,
On me l’a dit jadis. A présent les blés graves
Roulent leurs vagues lentes aux mouvants reflets d’or
Jusqu’au ruisseau bruyant, qui, jamais ne s’endort,
Et draine son filet d’argent dont l’éclair bouge
Entre les champs piqués de coquelicots rouges
Tout chante.., Le vent tiède aiguise les roseaux
Et dans le ciel d’été des myriades d’oiseaux
l’assent sur le soleil, ainsi que des nuées…
A l’horizon, un train pressé rit sa huée…

Ils étaient beaux, les blés de la blonde moisson,
Les blés échevelés au vent, dont la chanson
Magnifiait la joie qui vibre à la camagne
Et le rêve de vivre auprès d’une compagne
Sans détester personne, ainsi que l’avait dit
Celui-là dont le coeur est un paradis
Et qui semait l’amour, pour moissonner la haine —

……..


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