Des orphelins à l’Ecole Normale.

Les dispositions relatives à l’éducation, a l’instruction et a l’apprentissage des garçons et des filles hébergés au XIXe siècle dans la  » Bonne Maison des Orphelins  » de Nivelles, étaient largement tributaires des conceptions sociales du temps. Il convenait de tenir compte de leur condition et, par conséguent, de  » les rendre aptes à devenir bons sujets et bonnes ménagères « . A partir de douze ans, c’est-à-dire au terme de l’instruction primaire, au demeurant fort élémentaire (une heure de cours quotidienne), les responsables de l’institution envoyaient généralement les garçons en ville, chez des maitres chargés de leur apprendre un métier; les orphelines, quant à elles, étaient initiées aux taches domestiques a l’intérieur même de l’établissement.
Les garçons méritants – entendons que leur conduite était irréprochable — pouvaient être envoyés à l’école de dessin de la Ville, appelée plus tard « école d’arts et métiers », pour autant qu’ils eussent les aptitudes requises.
A partir des années 1860 et surtout 1870, le champ des possibilités de formation se libéralise quelque peu, en tout cas pour les jeunes gens ; mais les cas restèrent exceptionnels. On peut, en effet, lire dans le R.G. de 1874 :  » S’ils se conduisent bien et font preuve de dispositions particulières, ils (les orphelins) pourront
être placés, en suite d’une décision de la Commission, soit dans une école d’arts et métiers, soit au Collège communal, ou dans un autre établissement d instruction.

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