Duhesme ( 1766-1815 )

Lieutenant-colonel de Napoléon 1er. [Waterloo]

Né & Mercurey. Blessé à mort à Waterloo. Décédé à Genappe. Enterré à Ways.
Cet important ouvrage nous permet de suivre pas à pas l’aventureuse ascension d’un jeune Bourguignon à travers les folles épopées de la Révolution française jusqu’au Consulat et la fin de FEmpire.
Nous voyons comment ce garçon impétueux, issu d’une famille de notaires prend part aux événements de juillet 1789.

Sans tarder, il se met à la tête d’une Compagnie Franche (souvent constituée de jeunes désoeuvrés) que le pouvoir anarchique d’une République improvisée incorpore au plus vite dans l’Armée du Nord.
De là, ces troupes seront lancées à l’assaut de l’Empire autrichien : Sambre et Meuse, Rhin et Moselle, la Hollande. Des campagnes désordonnées, pas toujours très glorieuses.
Guillaume-Philibert Duhesme y devient chef de bataillon, au rang de lieutenant-colonel.
Poussés par les enragés de la Convention, ces jeunes chefs d’armée, sans titre confirmé ni passé militaire, fondent en vagues sur l’ennemi . On pille, on saccage, on rançonne au passage. Leurs exploits, cités à Paris, dissimulent une longue suite de désertions, de brigandages, parmi des hommes dépenaillés, marchant pieds-nus, souvent affamés. Ce qui incite les officiers improvisés (les grades sont parfois accordés par
acclamation !) à exagérer les prises et à faire authentifier leurs blessures au combats ! On fait de son mieux pour gérer la pagaille. Un exemple : après un arrivage de canons, on constate le manque de canonniers !

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