Jeu de crosse, jeu de losses… à Nivelles

À la suggestion de plusieurs Nivellois attentifs aux traditions folkloriques, nous vous présentons ci-après une évocation de ce noble sport qui revient, malheureusement, de moins en moins souvent dans les conversations de nos anciens, nous voulons parler du crossage, jeu campagnard de longue haleine alliant adresse et tactique.
Trêve de bavardage …

Premier temps
Jeu favori des Nivellois comme l’affirme le journal « L’Aclot » du 27 janvier 1888, le jeu de crosse se veut avant tout sport d’extérieur, hygiénique au sens précis de l’époque (fin XIX: siècle) par l’exposition des pratiquants au plein air et par la dépense physique qu’il entraîne. Il rassemble, ce qui est exceptionnel, aussi bien les riches que les pauvres, les jeunes que les vieux, les hommes que les hommes (!).…. Hé oui ! Jamais, au grand jamais, les femmes ne purent se joindre aux évolutions, contraintes et forcées qu’elles étaient de rester à la maison où les attendaient de multiples tâches, dixit les « machos » en tout cas, avec lesquels je prendrais certaine distance aujourd’hui. Car le crossage est un jeu d’hommes, prétendent-ils. Et je me suis laissé dire que, parfois, les équipes se déguisaient afin de renforcer le côté folklorique de la performance. Allez vous y retrouver !
On y joue aussi, et surtout peut-être, dans le Borinage, dans le milieu ouvrier principalement, question de se détendre, Borinage où le crossage aurait, croit-on, pris son essor définitif au début du XIXe siècle, à l’instar de l’un ou l’autre jeu similaire déjà en vogue quelques siècles auparavant sous la forme du bilboquet, du jeu de croquet… dont la cour royale de France était très friande.
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