Joseph Vrindts

Auteur : DEWANDELAER Yvan Comme pas mal d’autres auteurs wallons, ce poète possède un nom

Comme pas mal d’autres auteurs wallons, ce poète possède un nom de consonance flamande et pourtant il fut appelé en son temps « le Prince des poètes wallons ». Il eut son heure de gloire et ses défenseurs. Mais le succès est parfois bien éphémère et seul le temps donne toute sa valeur à l’œuvre d’un écrivain. Les ouvrages sur la littérature wallonne n’accordent pas une très grande place à Joseph Vrindts et même l’oublient parfois, le jugeant souvent bien sévèrement : « toutes les misères de l’art impuissant sont ici rassemblées; versification maladroite, syntaxe encombrée, vocabulaire pauvre et impropre » écrira le professeur Maurice Piron (1). Charles Delchevalerie, par contre, relève : « Joseph Vrindts célèbre par des accents intenses de sincérité, dans un décor aimé de sa chère province [de Liège], avec une âme toute neuve, naïve toujours, les éternels sentiments de pitié et d’amour. Il a la foi et l’admiration spontanées ; son émotion est douce comme ses émerveillements. » (2)
Par quel sortilège le prince s’est-il transformé en grenouille ? Attend-t-il qu’une jeune fille brise un jour le sort jeté ? Car la vie de notre poëte a tout d’un conte à la Charles Dickens.


C’est le 7 avril 1855 qu’il naît, à Liège dans le quartier de la rue Gravioule. A sa naissance, l’enfant ne paraissait pas viable et fut baptisé le jour même. Cela ne l’empêcha pas de vivre jusqu’en 1940.

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