Journal de captivité à Soltau. ( partie 2 )

Auteur : PLACET Marcel Vous l’avez constaté à la lecture de la première partie, Marcel

Vous l’avez constaté à la lecture de la première partie, Marcel Placet nous projette directement dans l’atmosphère lugubre et les faits et gestes qui furent les siens en ce funeste 08 novembre 1916. Ceci m’a vite conduit, pour une simple question de clarté et de compréhension, à devoir préciser tant les circonstances de la réquisition par les Allemands que l’environnement du
camp de concentration et même les suites officielles en forme d’hommage ou de récompense.

LES REQUISITIONS
À leur arrivée courant du mois d’août 1914, les occupants allemands ne vont pas tarder à mettre en place un système de repérage administratif des personnes en âge et en condition
physique pour aller travailler Outre-Rhin, afin de contribuer, à moindres frais financiers et humains, à leur effort de guerre.
Le premier appel est répercuté par voie d’affiches, mais devant le succès quasiment nul de la démarche — on s’en serait douté -, les Boches vont alors exiger de certaines catégories
d’habitants — les jeunes de 17 ans et plus, les adultes de moins de 55 ans, les travailleurs de force. – que leurs membres signent cette fois, ouvertement, un engagement ferme, toujours sur base volontaire. Pas plus de résultat.

Dès lors, durcissement redouté de l’attitude de l’occupant: le STO – Service du Travail Obligatoire — est mis en branle. Sur base des registres de la population, convocation en forme de réquisition est envoyée aux personnes concernées dès lors “invitées” à se rendre à tel endroit pour répondre à l’appel, puis à tel autre où aura lieu l’embarquement en train, le tout
sous l’oeil attentif et le fusil impatient de cohortes de soldats.
La résistance est difficile, mais les réfractaires – nom qui leur restera — sont très nombreux à refuser l’idée d’aller, en Allemagne, faire marcher trains et camions afin de permettre à d’autant plus de soldats du Reich de gagner les différents fronts de bataille. Les Allemands ne sont évidemment pas dupes : pas de contingent suffisant de travailleurs volontaires, donc réquisitions de force ET représailles sous la forme de ‘visites domiciliaires” où la crosse l’emporte haut la main sur la parole. Et tant pis pour les femmes, les enfants et les vieillards. Le récit plus détaillé du calvaire nivellois, récit dû à Georges PAGET, est repris ci-dessous.

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