La queue du lion.

18 juin 1815, 8 heures du soir, les tirailleurs français, en avant de leurs colonnes vers la Haie-Sainte, commencent un feu roulant dans le but de préparer la voie à la grandiose attaque de la garde impériale dont deux colonnes s’avancent en échelons, entre la Belle-Alliance et Hougoumont.
Pour y faire face, le prince d’Orange entraîne à sa suite deux bataillons de la brigade hollando-belge de Nassau. Mais son élan est court : une balle lui traverse l’épaule. Pour lui, le combat est terminé.
C’est à cet endroit que, quelque dix ans plus tard, va s’élever cette butte colossale et légendaire surmontée d’un lion non moins colossal : 4,50 m de longueur, 4,45 m de hauteur et d’un poids de 28.000 kg. Un lion rugissant, la gueule tournée vers la France, la queue pendante. Oui, la queue pendante. On nous assure aujourd’hui que rien n’y a été changé depuis gue l’animal de bronze fut hissé sur son piédestal le 28 octobre 1826.
Et pourtant, pendant le demi siècle qui suit l’indépendance de la Belgique, les controverses vont bon train. Une légende court, tenace. On pretend qu’a l’origine, ce lion avait la gueue en trompette et qu’elle aurait été
brisée par les soldats français du Maréchal Gérard en 1831-32, alors qu’ils traversaient notre pays pour contenir les troupes hollandaises qui attendaient à notre intégrité territoriale.
Historiens, écrivains, journalistes, et non des moindres, discutent, écrivent et enquêtent sur cet incident de
l’histoire. Et il est bien difficile de se faire une opinion.

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