La Saint-Joseph

Auteur : PETIT Léon (Clipotia) extrait du journal  » l’Aclot  » 1888. Mercredi prochain, les

extrait du journal  » l’Aclot  » 1888.

Mercredi prochain, les menuisiers célébreront la fête de leur patron, saint Joseph. Cette fête, comme d’ailleurs beaucoup d’autres fêtes patronales, autrefois célébrées avec éclat, devient d’année en année plus insignifiante ; les anciennes traditions, ces souvenirs des puissantes corporations du siècle dernier, ont peu à peu disparu; les coutumes naïves et particulières à chaque fête patronale sont aujourd’hui négligées et pour la plupart même oubliées. Deux choses seulement subsistent : on chôme et on boit.

Autrefois, la fête de la Saint-Joseph avait un caractère original qui a disparu depuis une cinquantaine d’années. Huit ou dix jours avant la fête du patron, tous les ouvriers menuisiers
de la ville se réunissaient et procédaient à la nomination des dèques; les ouvriers les plus anciens et les plus aisés formaient entre eux des groupes de deux, trois ou quatre
individus, qui se disputaient le titre de dèque en promettant un certain nombre de pots à boire aux ouvriers présents. Ces singulières enchères se suivaient rapidement et atteignaient
souvent un taux élevé ; le groupe le plus offrant était élu et les ouvriers qui le composaient étaient nommés dèques pour l’année présente.

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