L’aclot 1889-1890 – deux extraits

Auteur : COMPTÉ Marie L’aclot du 1er septembre 1889 :  » En chasse «  Depuis

L’aclot du 1er septembre 1889 :  » En chasse « 

Depuis huit jours, la chasse est ouverte, et s’il faut en croire certains de nos meilleurs chasseurs, le gibier n’est pas abondant dans nos environs. D’autres sont d’un avis contraire et espèrent que lorsque les avoines auront totalement disparu on pourra déloger les lièvres et les perdreaux qui y trouvent un refuge assuré. À ce propos, je viens de retrouver un manuel du bon chasseur, publié à Bruxelles en 1848. On faisait alors des manuels de toute espèce. C’est ainsi qu’on
avait le manuel du bon citoyen belge, le manuel du bon garde civique dont on ferait bien de publier une nouvelle édition pour nos gardes récalcitrants – (1), le manuel du bon cuisinier,
enfin le manuel du bon sapeur pompier belge, dont l’Aclot a parlé un jour.

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L’aclot du 12 octobre 1890 :  » Marianne « 

Je la vois encore, la vieille Marianne, debout dans sa boutique foraine, avenante et fraîche malgré ses rides, toujours active, toujours joyeuse et paraissant trouver bien léger le poids de
ses soixante-dix ans.
Je revois cette bonne physionomie souriante, encadrée de deux larges bandeaux de cheveux gris et je me souviens de cette voix cassée qui interpelait les passants et qui, pendant toute une sainte journée de dimanche, vantait les savoureuses qualités du « bon pain d’épice de Gand ».
Et je me souviens aussi de sa toilette des grands jours : de son beau tablier blanc, de son châle à carreaux multicolores croisé et retenu près de l’épaule droite, par une broche étincelante ; de son éblouissant bonnet à rubans dont le large noeud s’étalait sur sa poitrine et surtout de ses boucles d’oreilles d’or, si longues qu’elles reposaient presque sur ses épaules.

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