Le Concordat de 1801.

Auteur : LECOCQ Georges S’il est bien un moment d’importance capitale dans la réorganisation tant religieuse

S’il est bien un moment d’importance capitale dans la réorganisation tant religieuse que politique de nos contrées après qu’elles eurent connu les affres de la Révolution française de 1789, c’est bien la promulgation du Concordat de 1801. Cette disposition de loi va mettre fin à un état lamentable des relations entre l’Eglise et l’Etat en France — nous en faisons partie à l’époque -, à l’instigation de Napoléon, alors Premier Consul, car ce dernier voit d’un mauvais oeil la levée de boucliers grandissante des populations spoliées et lésées dans leurs habitudes et croyances. Bref, il faut remettre de l’ordre là-dedans, au plus vite, car les signes de révolte se multiplient sur le terrain…
Je vais m’appuyer, pour vous convaincre de l’anarchie à laquelle nous avons échappé de justesse, sur un article dû à Michel de Mauny et extrait de la revue « Le Miroir de l’Histoire », article auquel je me permettrai d’ajouter quelques précisions se rapportant à la ville de Nivelles.
Ces précisions de ma part vous sont données entre [ ]. Mais tout d’abord un rappel.

Mise en perspective
Nous sommes aux environs de 1785. La France connaît toujours le régime royal, mais plus pour longtemps car les réactions se font de plus en plus vives et féroces aux avancées du siècle dit « des Lumières ». La volonté de changement est désormais bien présente, ce qui amène le gouvernement à convoquer les Etats Généraux afin de tirer au clair et essayer d’apporter une solution aux multiples doléances émises par les trois ordres constitutifs, pour rappel la noblesse, le clergé et le tiers état.
Dans un tout premier temps, rien n’est formulé à l’encontre de la religion, mais l’évolution est irréversible à tous les niveaux : le 04 août 1789, tant le clergé que la noblesse ne peuvent plus esquiver l’une des grandes exigences premières du peuple, à savoir le renoncement des deux ordres à leurs privilèges, question préalable à une égalité complète de statut somme toute. Et, dès le 26 août suivant, est mise au vote et admise sans la moindre réticence, la « Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen ».

……..


Laisser un commentaire