Le perron de Nivelles

Comme les villes liégeoises, Nivelles possédait un perron, dont la première mention est assez récente. Elle date de 1384 et succède à l’appellation le ou les crois, de 1361, à moins qu’on ne puisse considérer comme antérieur le passage de la chanson de geste Amis et Amiles ou il en est question. Cette épopée raconte que les deux héros avaient suscité la jalousie d’un seigneur nommé Hardiez. Celui-ci, ayant décidé leur mort, s’abouche avec un complice pour mettre ce dessein à exécution. Le rendez-vous des traîtres est fixé a Nivelles et on nous dit gue le seigneur Hardiez descendit  » au perron soz l’olive ».
Ce perron, appelé aussi peron (1388) et peyron (1456) fut remplacé en 1523 par la grande fontaine à peron, bassin hexagonal recevant les eaux jaillissant d’une colonne centrale.  » La partie inférieure, élégamment décorée d’arcatures trilobées, est parfaitement en rapport avec le gracieux clocheton de style ogival gui
la surmonte et qui a remplacé la colonne qui s’y trouvait « , peut-on lire dans  » Les Antiquités de Nivelles « (1892).
Un registre communal parle d’une résolution prise un siècle plus tard, relativement a cette fontaine :  » Registre concernant toutes les fontaines de la ville et des réparations qu’on y a fait de tems en tems depuis l’an 1606 jusques 1705, avec une carte figurative ou I’on voit a découvert les défauts puis par une seconde carte la manière que l’on y a remédié, comme aussy les filetz d’eau que la ville at accordé à des particuliers ”.

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