Le wallon nivellois – IIIe partie

1 — L’orthographe wallone
Les auteurs wallons actuels s’efforcent de se conformer aux règles d’orthographe élaborées par le philologue J. Feller (1859-1940). Ces règles tentent de rendre par l’écriture la prononciation exacte
des sons de la langue wallonne. Ces règles s’appliquent à tous les dialectes wallons. Les Montois, les Carolos, les Aclots peuvent ainsi lire les Liègeois, les Ardennais ou les Namurois et réciproquement. Quant à se comprendre, c’est moins évident : intervient alors la connaissance du vocabulaire et de la grammaire propres à chaque région.
Avant le XVIII, notre wallon était essentiellement parlé. À partir du XIX° et durant le début du XX°, nos auteurs aclots et des autres dialectes transposaient les sons de leur wallon comme bon leur semblait. L’influence de Feller mettra de l’ordre dans cette manière d’écrire.

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 »  El vî moulin. » ( 1909 ) (WILLAME  Georges) 

Comme in grand vi noèr, homm, scran d’avoèr travayi
Qui d’meur’ co dè stampé, satchant s pupe au soleie
Il est là, l’ vi moulin, doèt, stocass’, tout pareie
A n’ tour du temps passé qu’on arout d’ vu r’tayi.

El vint, d’tous les costé, nût et djou l’ vi flayi ;
Dè s’rond toèt, qu’on dirout ‘n barette mich » su l’oreie,
Saquants ardoèss tcheyont pa coup dèdins l’z-ourteie ;
Mais, ius’ qu’elle est, l’raflée fourte assez pou l’rayi ?

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