Les fantômes de l’Ecole Normale.

De sémillantes grand-mères nivelloises se souviendront peut-être du début des années cinquante… quand les « Normaliens » les faisaient guincher ou leur récitaient des poèmes entre deux valses.
L’auto était encore un moyen de transport peu commun à l’époque ! Certains étudiants louaient une chambre en ville. Les plus remuants hantaient les dortoirs et les recoins de la majestueuse bâtisse de la rue Vandervelde. Cinquante après sa sortie, un de ces astucieux farceurs nous dévoile ses facéties. Nous vous en proposons quelques savoureux échantillons.
L’auteur ?
Il n’est pas aisé de présenter Jean DELAHAUT.
Ce fils d’instituteur, né à Focant, près de Beauraing, est un talentueux touche-à-tout. Professeur, créateur de « La revue », journaliste, écrivain, membre de nombreux service clubs et gastronome de renom, ce malicieux conteur n’a pas oublié son École Normale. La preuve ?
Les anecdotes que nous vous présentons ci-après, avec la bienveillante autorisation de l’auteur, sont extraites du recueil « Les mémoires d’un cancre » de Jean Delahaut. (Georges Lefebvre-Daix)


* Souvenirs d’internat
Quand un Ardennais entre dans un internat, quel qu’en soit le lieu, il s’adapte vite, et dès le moment où l’occasion se présente, il est là pour monter la grosse blague dont il a le secret marqué à titre définitif dans ses gènes… Cette année-là, Jean avait été inscrit dans l’internat d’une vieille école. Il n’avait pas fallu longtemps pour qu’il apporte un petit étau et des limes fines permettant la fabrication de fausses clés. Oh, non pas dans le but d’un quelconque cambriolage, mais tout simplement pour permettre des incursions dans des lieux interdits. Par exemple, pour prendre un bain de minuit, tout nu, dans la piscine de l’établissement. ou pour déplacer des objets dans la salle des professeurs, pour donner l’impression qu’un fantôme avait dû passer par là.
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