Nos rues au XIXe siècle

Auteur : PETIT Léon (Clipotia) Nivelles, malgré son origine ancienne, a conservé bien peu de

Nivelles, malgré son origine ancienne, a conservé bien peu de souvenirs de son histoire. Si l’on en excepte quelques monuments, bien rares, hélas ! Rien de saillant ne rappelle le passé de notre ville. Mais si aucune trace apparente ne vient frapper nos regards, de nombreux indices qui, à première vue, paraissent n’avoir guère d’importance, mais qui forment dans leur ensemble, un tout homogène, ajoutent à notre histoire une page qui n’en est pas la moins intéressante.


Parmi ces indices, il convient de placer en première ligne, la nomenclature des noms de nos rues. Si nous regardons de près ces noms qui, d’abord, nous ont paru si singulièrement choisis, nous voyons qu’ils rappellent, ici un épisode de notre histoire, là nos anciens corps de métiers ; les uns, nos compagnies de bourgeois armés (nos serments, comme on les appelait alors), les autres enfin sont là pour perpétuer le souvenir d’un édifice disparu. Ils forment dans leur ensemble, une sorte de tradition populaire qui peut apporter un concours précieux aux recherches du curieux. Celui-ci se trouve souvent arrêté par diverses questions de lieu sur lesquelles les écrits de l’époque restent en entièrement muets.

Nivelles comptait autrefois un grand nombre de paroisses, entièrement disparues aujourd’hui : Saint-Maurice, SaintAndré, Notre-Dame de Gouthal, etc. en étaient les églises: qui pourrait nous indiquer l’emplacement de chacune d’elles, si nos pères n’avaient pas confondu dans un même nom l’église et la rue où elle se trouvait bâtie ?

Pour nous rappeler nos corps armés du Moyen Âge, nos serments, qui gardaient nos remparts aux heures du danger, nous avons la rue des Canonniers et nos boulevards des Archers, des Arbalétriers,

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