Un p’tit air de Paris : Le Cid.

Le Prof : Qu’avez-vous pensé de la représentation du CID?
Toto : Ah, M’sieu ! quel tof spectacle ! (vive approbation de toute la classe)

Le Prof : Alors, ca ne vous a pas gêné des danses à claquettes, des chants espagnols, des airs de guitare en accompagnement de vers parmi les mieux ciselés de notre langue ?
Vous admettez que le lieu de l’action soit une arène tauromachique , que le roi de Castille
soit présenté comme un pantin falot avec au lieu d’une couronne un accroche-coeur ; qu’il évoque la bataille de Rodrigue en s’adressant au public, salle allumée , que Chimêne, pour se donner du courage, boive même à la bouteille ; que le rôle de l’Infante soit supprimé et que des coupures soient pratiquées dans le texte soi-disant pour le moderniser ? Vous ne croyez pas que Corneille va se retourner dans sa tombe ?

Toto : Oh, M’sieu ! Savary avec “Le Bourgeois gentilhomme” et Maréchal avec “Amphitryon” ont fait la même chose.

Le Prof : Ce n’était pas la même chose ! Avec “Le Cid” nous sommes dans la tragédie c’est-a-dire dans l’exaltation de l’honneur. Donc tu trouves normal ces airs de flamenco ?

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