Voici 80 ans les armes se taisaient…

C’est un anniversaire que nous nous devons d’évoquer. Il nous permettra, par la même occasion, de rappeler quelques moments de la vie nivelloise au cours de la guerre dite la « der des der », la grande guerre, la première guerre mondiale, bref 14-18.

DES JOURNÉES FÉBRILES
Vendredi 31 aoüt 1914. La mobilisation générale est décrétée. Nivelles vit des heures de grande agitation. Au cours de la nuit, les chevaux sont réquisitionnés chez les fermiers ; ils sont amenés sur la place Saint Paul ( place Albert ler maintenant). La fébrilité se maintient les ler, 2 et 3 août : on a appris l’assassinat de Jaurès et l’ultimatum allemand à la Belgique. Et le 4, la guerre est déclarée. Par voie d’affiches, le bourgmestre invite les chômeurs nivellois à prêter main-forte aux agriculteurs pour les moissons. La garde civique se démène. Le conseil communal déblogue 50.000 F pour ravitailler les sans-ressources.
Les Ateliers métallurgiques s’engagent à payer les salaires aux familles des ouvriers mobilisés.

LES UHLANS ARRIVENT
Les avant-gardes allemandes (le terme “allemand” est peu employé par les chroniqueurs de l’époque ; on parle des Uhlans ou des Boches) descendent le faubourg de Namur en soirée. Le défilé des troupes va continuer sans arrêt pendant les journées suivantes; l’inscription “Nach Paris” se lit sur les chars. On signale plusieurs pillages allemands, notamment la recette communale et la recette de la gare.
Le général Von Artning a pris ses quartiers au château de la Potte ; il a fait brancher une ligne téléphonique vers l’hôtel de ville.

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