A propos du Tambour et en particulier du Tambour de Gille

HISTORIQUE Pas de surprise : le mot « tambour », désignant l’instrument à percussion que

HISTORIQUE

Pas de surprise : le mot « tambour », désignant l’instrument à percussion que nous connaissons bien dans le contexte de l’accompagnement des gilles, qu’ils soient de Binche ou d’ailleurs, a une origine extrême-orientale avérée, et plus précisément persane [l’actuel Iran]. La langue émergente de cette contrée, essentielle à l’histoire du monde à travers le peuple des Mèdes, les dynasties successives des Achéménides (1er millénaire avant J-C.) et sa conquête par Alexandre le Grand (5e siècle avant J-C.), recèle quelques mots que l’on retrouve en français, parmi lesquels l’idiome « tambür » désignant un instrument à percussion qui rythmait les cérémonies religieuses à une époque que l’on peut situer aux alentours immédiats du 3e millénaire avant Jésus-Christ.

On peut définir le «tambür», issu de la nuit des temps, comme suit : instrument de musique à percussion se présentant sous la forme d’un fût le plus souvent cylindrique, en bois à l’origine, sur lequel est tendue au moins une peau d’animal sur laquelle le musicien frappe à l’aide de ses doigts ou de baguettes aux formes diverses, quand ce n’est pas à l’aide de balais, le son produit étant amplifié par le fût ; ceci est à rapprocher de l’action d’une caisse de résonance avec, on s’en doute, des variantes infinies de sons dues aussi à l’emploi ultérieur de matériaux et de techniques générés par des recherches incessantes en la matière.

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