Le capitaine et le petit prisonnier

La bagarre bat son plein. Les uns progressent, les autres reculent, en s’accrochant. Dans leur

La bagarre bat son plein. Les uns progressent, les autres reculent, en s’accrochant. Dans leur retraite, ceux qui sont dans la phase de retour chez eux se sont retranchés provisoirement dans un bâtiment immense. Un édifice qui tient en même temps d’un reste de château médiéval et d’hôpital moderne. À quelques tours rondes et grises, on a, fantaisie d’architecte. ajouté une quantité de salles et de couloirs. L’ensemble est devenu un sérieux labyrinthe depuis que les panneaux indicateurs ont péri de décrépitude, à l’instar de nombreux murs, des portes, des fenêtres et des plafonds ; en général de presque tout.

Les emprunteurs de ce couvert sont nombreux, en tout cas en quantité suffisante pour se permettre de placer de nombreux observateurs, sans se faire voir et sans s’exposer, derrière les innombrables fenêtres et les murs effondrés encore existants. Le tout est étouffé de verdure, la nature ayant, depuis quelques temps, repris ses droits. Des arbres, poussés naturellement, envoient leurs branches même à l’intérieur des orifices. Le lierre, surtout, très prolifique, est parvenu à couvrir des murs intérieurs en s’arc-boutant aux tuyauteries hors d’usage. L’ensemble est beau ettriste à la fois, un décor idéal pour des garnements voulant jouer à la guerre.

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