L’impasse des « ptitès sottes »

Lorsque, les soirs d’hiver, je rentrais du collège par les ruelles, des âmes d’autrefois que

Lorsque, les soirs d’hiver, je rentrais du collège par les ruelles, des âmes d’autrefois que je ne perçois plus, à présent, voletaient dans l’ombre autour de moi.

Leur vie mystérieuse peuplait d’apparitions de songe les premières ténèbres. Elles devaient se chuchoter sur mon passage, des propos narquois et me guetter, je le savais et je n’en étais pas sûr, derrière les jambes de force étançonnant les terres surélevées des jardins. Elles sautillaient, bavardes, en quelque sabbat, dans ce sinistre pré Moreau, que je croyais ainsi dénommé pour les herbes qui poussaient alors et qui continuent de pousser entre ses énormes pavés inégaux.

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