Flash sur Nivelles en 1851-1852 … Eléments d’hygiène publique

Parmi les documents remis au Rif il y a quelques mois se trouvent quatre rapports dont la lecture montre que certaines choses ont bien changé en 170 et des ans.
On pourrait dire : «Encore heureux». Il s’agit des Rapport(s) présenté(s) par le Collège des Bourgmestre et Echevins sur l’Administration et la situation des Affaires de la ville de Nivelles» des années 1851-52, 1853-54, 1862-63, 1865-66 et 1877-78.

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En 1851, la Constitution a vingt ans. Si notre pays est devenu indépendant, il n’est pas à l’abri de diverses tensions, tant externes qu’internes. Déjà 1848, des appels à la révolution, mais aussi et surtout des deux tentatives françaises d’invasion du territoire belge repoussées à Quiévrain et Risquons-Tout (près de Mouscron) avaient ébranlé les frontières et la politique. Le souvenir en était encore bien présent.

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A l’époque, dans toute l’Europe occidentale, une attention toute particulière est consacrée à l’hygiène. En Belgique, c’est Charles Rogier, Ministre de l’Intérieur, qui incite les communes à mettre tout en œuvre pour exécuter des travaux destinés à l’amélioration hygiénique de la ville.
Ces mesures visaient surtout la classe dite indigente dont les habitations et les conduites sanitaires faisaient des cibles de choix pour le choléra, la fièvre typhoïde (due aux poux,
puces et acariens), la phtisie (tuberculose due à l’insalubrité des logements) et la variole (le vaccin n’existerait que dans la deuxième moitié du XIXe siècle), sans parler du rachitisme et autres pathologies liées à la pauvreté.

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Nivelles s’employa activement à atteindre cet objectif, notamment en faisant construire les premières maisons ouvrières salubres, avec jardin à cultiver, à la rue Saint-François, appelée aujourd’hui rue François Lebon. Situé en hauteur (par rapport au centre-ville), ce quartier était bien aéré et mieux exposé à la luminosité naturelle.

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