Glanes littéraires ; Frédéric Mistral et Nivelles

Auteur : FRANCQUART Il n’y a aucune honte de ne connaître Frédéric Mistral que par

Il n’y a aucune honte de ne connaître Frédéric Mistral que par Maria Candido, mais le grand poète provençal mérite mieux que le souvenir d’une chanson. Consacrons-lui nos « glanes ». Nous lui devons bien cela en cette année où l’on célèbre le cinquantenaire de sa mort et le cent-dixième anniversaire de la naissance du félibrige, association des poètes provençaux que Mistral fonda pour restaurer les coutumes de Provence et relever son parler au rang de langue littéraire et poétique. La réussite du félibrige fut complète puisqu’aujourd’hui il y a quarante-huit chaires de provençal dans le monde et que de très nombreux étudiants viennent à Avignon, ·au palais du Roure, étudier le provençal. MIREILLE, cette grande fresque virgilienne, que Gounod a mise en musique, est l’œuvre la plus connue de Mistral : elle a même été traduite en japonais ! CALENDAL, qui glorifie la montagne et la mer de Provence, et LES ILES D’OR sont avec MIREILLE les œuvres maîtresses du poète. Mais le « monument » mistralien, c’est le TRESOR DU FELIBRIGE, vaste1 étude de la langue provençale qui a demandé de longues et patientes recherches dans les bibliothèques et les archives. Un autre  » monument « , mais dont les pierres sont éparses, est l’ AIOLI, un journal qui parut trois fois par mois pendant neuf ans et qui renouvela le cœur de la Provence. Mr Alphonse Hanon de Louvet, notre poète nivellois, avait traduit en dialecte aclot un poème des  » Iles d’or « . Mistral lui écrivait à ce propos : …les traductions wallonnes que vous me faites connaître me prouvent une fois de plus que chaque peuple, au nord comme au midi, a le profond désir de boire dans son verre et de résister, par cette force inéluctable qui s’appelle la langue maternelle, aux entraînements aveugles des centralisations politiques et des philosophies humanitaires … »


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