Le bicentenaire du Lion de Waterloo


Visitant le champ de bataille le 28 juillet 1815, le souverain hollandais émet l’idée de commémorer l’événement qui a mis un terme à la domination de l’empereur français et à ses nombreuses conquêtes.
On a beaucoup tergiversé et proposé des avis bien différents quant au choix du lieu de l’érection du futur monument. On a pensé notamment à la ferme de «La Belle Alliance», ce lieu où, le soir de la bataille, Wellington et Blücher se congratulèrent fort brièvement.

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C’est finalement, l’architecte officiel de la Cour Charles Vander Straeten qui soumet son avis. Il reprend pourtant, en 1819, la référence égyptienne en choisissant la forme pyramidale.
Le projet est simple, il consiste en un remblai de terre entourant une colonne surmontée d’un gigantesque lion. Pour lui, ledit remblai n’est en aucune façon une référence funéraire mais permet de donner un plus grand effet à une simple colonne de la victoire.

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Pour la fabrication du lion, c’est la société «John Cockerill» de Seraing qui est choisie. Elle a l’avantage d’être la moins chère du marché et surtout la seule dans la capacité de couler les neuf pièces de fonte de fer de très bonne qualité – de plus ou moins trois tonnes quand même ! – et ce, grâce à un nouveau haut fourneau fonctionnant au coke.


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L’animal est ainsi érigé à 40 mètres de hauteur, il pèse 28 tonnes et mesure en hauteur et en
longueur 4.50 mètres. Il repose sur un piédestal, lui-même posé sur une colonne de maçonnerie fixée au centre de la masse de terre.
Le Lion est bien en fonte de fer et n’est pas, comme une légende idiote est reprise erronément
par certains auteurs, tiré de la fonte du bronze des canons français abandonnés sur le champ
de bataille.


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