Le carnaval par un temps bien maussade mais avec de grands moments d’émotion!

Auteur : MATHIEUX Serge et BAGUETTE Pascale

Le carnaval de Nivelles s’est déroulé ce week-end des 21 et 22 février, ainsi que le lundi 23 février 2026. Pour nous tous, cet événement du folklore aclot est un rendez-vous récurrent et fort important à notre cœur. Il est un des plus importants du Brabant wallon. Pour la 122e fois la ville est ainsi secouée, pour ne pas dire ébranlée, par les danses de centaines de sabots et au son de nombreux tambours qui battent le rythme de cette fête quasi sacrée. Le gille en est le roi et les spectateurs sont vite entrainés dans une cadence imposée mais fort bien connue. Malheureusement, si le temps ne fut pas de la partie, le nivellois est fidèle au rendez-vous car il désire respecter la tradition; la convivialité et la joie de vivre s’entrelaçant naturellement.

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Un moment particulièrement émouvant fut la remise à René CASTIN de la médaille des cinquante années de participation. Pour lui, fier de l’honneur qui lui est rendu, la conclusion est
simple : «La société des gilles, c’est une deuxième famille, on ne peut pas s’arrêter ».Membre de la société de l’Argayon, René Castain incarne l’esprit et la fidélité de nos traditions. Depuis
un demi siècle, il fait vivre le carnaval de Nivelles avec passion et c’est toute la ville qui lui témoigne cette année sa reconnaissance.

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Le lundi 23 février, en matinée, un événement inédit s’est déroulé à l’Hôtel de Ville de
Nivelles. Un membre du groupe des Paysannes, Nathalie Laurent, et un Gille de l’Argaillon, Edwin Calimez, se sont présentés devant le bourgmestre pour unir leurs destinées. Revêtus de leurs costumes traditionnels et chaussés de sabots, ils ont célébré leur mariage dans l’esprit même du folklore nivellois qu’ils adorent particulièrement. Cette union, aussi symbolique que touchante, marque une première dans l’histoire locale.

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En soirée, la Grand-Place s’est animée au rythme du rondeau des sociétés carnavalesques, avant qu’un splendide feu d’artifice ne vienne embraser les tours de la Collégiale Sainte Gertrude.

Plus tard, les Gilles ont procédé au traditionnel brûlage de leurs bosses devant leurs locaux respectifs, tandis que les Paysannes faisaient résonner leur ronde sur la place Émile de Lalieux,
fidèle à l’esprit du folklore nivellois.


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