Léon HENRY – Maitre Carillonneur


On ne possède sur les premières cloches de notre collégiale d’autre renseignement que leurs noms bizarres : Stillet, Trichette, Nonette, Béchette, Visette, Gertrude, Tierchette, dont nos ancêtres écoutaient la sonnerie au moyen âge. En 1590 1 il y eut 17 nouvelles cloches dont l’usage mit en contestation les chanoines et les chanoinesses jaloux de leurs prérogatives, cloches qui disparurent dans l’incendie de 1641. Un accord complet de 22 cloches d’un poids total de 23,748 livres – la plus grosse de 6.000 livres – sortant de l’atelier du maître fondeur nivellois, Thomas Tordeur, fut installé en 1642. Ces cloches se firent entendre jusqu’au mardi gras, 8 mars 1859, date du terrible incendie allumé par la foudre vers 8 heures du soir et les réduisant en un monceau de cendres et de métal. Depuis 1862 et jusqu’en 1926, la sonnerie de la grosse tour se composa de quatre cloches fondues par Séverin Van Aerschodt, de Louvain, et pesant respectivement 3.400, 1.933, 1.295 et 331 kg. Jean de Nivelles était condamné à l’immobilité. Les moyens financiers n’avaient pas permis le rétablissement du carillon en dépit de plusieurs initiatives privées. En 1919 cependant, peu après les fêtes patriotiques de la victoire, le comité organisateur de ces fêtes (MM. Albert Toussaint, président ; Alphonse ……..

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