Les Villes et leurs Poètes : Nivelles


Voici une évocation nivelloise due à la plume alerte de Joseph DEMELLE. Cette évocation a été publiée, il y a douze ou quinze ans, dans « L’Echo du Katanga » et reproduite ensuite dans la revue de l’Ecole Normale de Nivelles.

Les poètes ne pèsent guère dans, les préoccupation du monde actuel et, pourtant, ils contribuent a rendre plus supportable une époque placée sous les signes impératifs du muscle, de la politique et de l’argent. Si la terre tourne toujours, peut être est-ce parce que la poésie continue à nouer et à entretenir, entre les choses et l’homme, une amitié qui éclaire, embellit et donne un sens à la vie. Il en est des villes comme de tout le reste : la beauté est dans le regard bien plus que dans la chose regardée. Une ville (n’est qu’un agglomérat de briques et de pierres mais la poésie développe autour d’elle cette rêveuse imagerie lyrique qui lui restitue toutes les séductions de son passé, tout l’enchantement d’un folklore légendaire et toutes les nuances subtiles dons les saisons couvrent ses dures épaules. Sans cesser d’appartenir au monde réel, la ville atteint, de la sorte, une beauté qui procède de la plus haute spiritualité. Toutes les villes, ainsi, peuvent reprendre forme et dans l’esprit et dans le cœur …

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