Sourires judiciaires.

Auteur : TILLEUX  Robert L’EXPERIENCE EST INTRANSMISSIBLEHonni soit qui mal y pense. Certes, pour rapporter

L’EXPERIENCE EST INTRANSMISSIBLE
Honni soit qui mal y pense. Certes, pour rapporter cette histoire, il faut remplacer le « non-écrit » par des points de suspension. En effet, il y a encore, en quelques chaumières, des censeurs pisse-froid toujours prêts à tonner, tels de petits Jupiter en mal de fureurs.
Septembre. Début d’une nouvelle année judiciaire. Pendant les trois premières semaines, certaines chambres civiles avaient à connaître des affaires correctionnelles. Une chambre à trois juges avait à instruire des affaires plus compliquées ou plus délicates. Parmi celles-là, il y avait celles de mœurs.
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L’ECOLE EST FINIE.
Ambiance ordinaire en chambre du conseil avant l’audience.
Les trois magistrats du siège enfilent leur toge.
Ils échangent quelques mots. Le greffier a vérifié ses dossiers et prépare son plumitif d’audience. Le substitut du procureur du Roi entre. Il demande ce qu’il y a au menu du jour. Le
président hausse les épaules. Il n’en sait rien.
« On verra bien ». En clair, cela signifie que tout dépendra des plaideurs dont les dossiers sont en état. Il n’y a pas de priorité. Le président est adversaire de ce système. Au moment où chacun se prépare à entrer en scène, on toque à la porte qui ouvre sur la salle d’audience. Un avocat connu demande s’il peut présenter au tribunal un éminent confrère du barreau de Paris. Mais bien sûr… L’avocat parisien se présente avec élégance et force courbettes. Le greffier a
même droit a une chaleureuse poignée de main. L’homme d’Outre-Quiévrain expose qu’il plaidera, s’il plaît au tribunal, pour la chanteuse en vogue Sheila et sa maison de disques,
demandeurs dans une affaire de plagiat.

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