Les marnières ou trous à marne

Ce texte n’a pas la prétention de citer tous les trous à marne connus à

Auteur : Van HOLLE Maurice et LECOCQ Georges

Ce texte n’a pas la prétention de citer tous les trous à marne connus à Nivelles et environs. Il y a bien longtemps, selon l’histoire, que l’homme a exploité le sous-sol afin de trouver de la marne pour fertiliser les terres cultivables en creusant des puits pour atteindre les veines de marne.

Définition de la marne [ou Pierre de France] (Petit Larousse):
roche sédimentaire argileuse contenant une forte proportion (de 35 à 65 %) de calcaire [CaCO,J et d’argile, roche issue de carrières [marnières] qu’on utilise, via sa composante crayeuse surtout, pour amender les sols acides et accessoirement pour fabriquer du ciment.
Il est impossible de déterminer le fait que des gouffres de différents diamètres et profondeurs, situés en pleine prairie bien souvent, soient l’œuvre de l’homme, qui aurait creusé pour atteindre la marne salvatrice.
Selon article relevé dans Google : « une marnière est une cavité souterraine creusée par l’homme pour en extraire la craie. Dans le patois cauchois [de la région de Caux, en Normandie], cette roche est appelée improprement « marne » d’où le terme « marnière ».
La craie extraite servait à amender le sol mais aussi comme matériau de construction. Cette pratique est très ancienne : des textes romains du 1er siècle le mentionnaient déjà. Mais c’est à partir du XVIIe siècle qu’elle connaît un essor important, à cause d’un édit de Colbert précisant les bienfaits de l’amendement calcaire.

Les marnières sont donc des cavités abandonnées, parfois depuis des siècles, sans aucune mesure de sécurisation. Les cultivateurs de l’époque n’en voyaient pas la nécessité. Au mieux, ils plantaient un arbre à côté du puits pour rappeler l’existence du danger. Mais avec le temps, le souvenir des marnières s’efface et les arbres aussi.

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