A deux pas de Nivelles, un autre Oradour ? [Ecaussinnes]


Rares sont les vrais héros qui s’accordent le mérite de l’avoir été. Et pourtant…

L’attentat de la rue Scoulappe ?
Jeudi 8 juin 1944. Depuis une trentaine d’heures, les Alliés se sont accrochés aux côtes normandes.
L’espoir renaît. Pas pour tous. Au café de la «Concorde» sur la grand-place d’Ecaussinnes d’Enghien, les clients parlent à mi-voix. Au pays des carrières, les caches d’armes sont nombreuses. La Gestapo de La Louvière
fouille et refouille. Des traîtres la renseignent. Mais qui ? Plusieurs dizaines de résistants ont été appréhendés. Le vendredi précédent, catastrophe! la «bande à Duquesne» a pris au collet Captain Berth, le chef du réseau, et une douzaine de ses proches collaborateurs dont Paul CORBISIER son hôte.

Jean-Pierre CAREZ, alias Captain Berth, a été parachuté de Londres à la mi-octobre 1943. Depuis lors, il a aidé les résistants locaux à organiser la zone 1 de l’Armée Secrète : vingt aires de parachutage, quatre émetteurs radios, une troupe de partisans.

Voilà six jours que la Gestapo le retient dans les environs de Bruxelles. A-il parlé ? Parlera-t-il? Lui ou les autres? La torture est redoutable: coups, brûlures, tête immergé dans la baignoire.
On comprend ceux qui craquent mais!

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