L’origine du sobriquet « Aclot »

L’origine du sobriquet « Aclot », attribué aux Nivellois, a intrigué de nombreux chercheurs. On croyait communément trouver l’explication sans une plaisante histoire : lors d’un siège, les défenseurs nivellois ayant épuisé toutes leurs munitions et voyant l’ennemi s’infiltrer par une brèche, se répandirent dans la cité en criant « à clôs ! » (à clous !) dont ils avaient besoin pour recharger leurs canons et consolider les portes rendues branlantes par les assiégeants. Cette version fait évidemment honneur au courage des Nivellois, mais aucun écrit n’en atteste l’authenticité. Des auteurs comme Paul Collet, Emmanuel Despret (pseudonyme : Manu du Cournaud) et Edouard Parmentier (pseudonyme : Vas-y-vîr) pensaient qu’il fallait voir dans « aclot » la corruption du français « enclos », car pour eux les vrais, les purs Aclots, devaient être les habitants de l’intérieur des remparts, donc ceux demeurant dans l’enclos par opposition à ceux de l’extérieur ou paysans. La linguistique n’est cependant pas d’accord sur l’acception de « aclot » venant de « enclos ». En effet, enclos se serait traduit plutôt par INclos
comme la plupart des mots français en EN initial et qui font IN en wallon. Nous ne connaissons pour notre part qu’une dizaine de cas de corruption de ……..



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